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Parfois, nos choix nous éclairent tardivement sur qui l’on est. Et le puzzle s’assemble.

Qui aurait imaginé qu’une saga écrite sur Violette Morris, féministe et sportive hors du commun des années 20, allait mettre au jour un pan de mon histoire familiale  ?

Ainsi, ce SMS de ma maman après la lecture du portrait de cette pionnière : «  Sais-tu que Marguerite était l’amie de Violette Morris. Et qu’elles faisaient de la moto ensemble ? »

Mon arrière-grand-mère Marguerite alias Margot

Cette arrière-grand-mère Marguerite qui, en 1910, allait «  gambiller » au dancing À la belle cycliste, à Courbevoie, voilà qui était déjà prémonitoire…

Mais qu’elle joue les rebelles bien plus tard avec Violette Morris, comment ne pas y voir un clin d’œil du destin à l’heure où je lance ÀBLOCK! Le sport qui fait bouger les lignes  ?

Flashback

Après la Grande Guerre, Gaston, le mari de Marguerite (alias Margot), mécanicien et propriétaire d’un garage à Puteaux, collectionne les motos. Une passion qu’il partage avec son épouse. Ces motos, ils les achètent ensemble aux «  stocks américains », les remettent à neuf et les revendent.

Margot est une bikeuse de la première heure, décrochant l’un des premiers permis moto féminin de la Seine, département 75, et chevauchant les Harley Davidson comme personne.

Peu de femmes ont alors l’audace de se comporter comme un homme. Dans ce petit univers féministe parisien, Margot fait partie d’une bande de filles qui n’ont pas froid aux yeux. Violette Morris, sportive à l’esprit libre, est l’une de ces Indomptables…

Violette Morris
Une photo de Violette Morris prise par sa copine Marguerite

Ensemble, elles envoient valdinguer les robes Charleston, fument comme des pompiers et montent sur de grosses cylindrées. Elles participent à des courses aussi bien de motos que d’automobiles, entre autres Le Bol d’Or, compétition que remportera Violette en 1927.

La suite est plus incertaine, on ne sait ce que devint leur amitié à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Il aurait fallu que je puisse lui envoyer moi aussi un SMS pour le lui demander…

Mais, près de cent ans plus tard, je te le dis Margot : tu es mon héroïne.  

Marguerite
Marguerite, ma grand-mère, devant son garage à Puteaux

*Valérie Domain est journaliste, auteure, fondatrice du media ÀBLOCK! 

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