Rechercher

C’est vrai qu’en courant lentement, on brûle plus de calories qu’en courant vite ?

La question qui tue C’est vrai qu’en courant lentement, on brûle plus de calories qu’en courant vite ?
On sait que la course à pied permet de brûler environ 30 % de calories de plus que la marche, à distance égale. Ceci étant dit, pour maigrir, la rumeur dit qu’il vaut mieux courir tout doux et avec régularité que partir sur les starting-blocks ou en mode fractionné. Mais l’effet post-combustion dans tout ça ? Enfile tes baskets, ÀBLOCK! démêle le vrai du faux.

Par Clotilde Boudet

Publié le 17 septembre 2022 à 11h39, mis à jour le 21 septembre 2025 à 16h24

Nombreuses sont les personnes qui, dans l’optique de perdre du poids, se mettent à la course. Mais pas toujours facile de décider du rythme de croisière idéal. Qui n’a jamais pensé : « Si je cours vite, je vais perdre vite » ?

C’est vrai qu’il existe un truc appelé « l’effet post-combustion » ou « EPOC » (excess post-exercise oxygen consumption) qui conforte dans l’idée que le sport, plus c’est intense, mieux c’est…

L’effet post-combustion, c’est ce moment où, après un entraînement physique important, ton corps continue de brûler des calories après l’effort. Cela s’explique par une consommation plus importante d’oxygène par ton organisme, pour aider ton corps à récupérer.

Et qui dit consommation plus élevée, dit plus de calories brûlées. Sauf que ce phénomène, même s’il se produit lors de toutes les phases de récupération que comporte ton sport, est surtout l’allié des fans de HIIT. Celles et ceux qui font des exercices courts et intenses, avec des entraînements au poids du corps.

©Shutterstock

Ce n’est pas la même chose quand on court. La quantité de calories qu’on perd en post-combustion d’un footing est assez minime par rapport au HIIT… À moins d’enchaîner les sprints à en perdre haleine.

Tu aimes te faire du mal et sentir tes poumons on fire ? Pas de soucis, mais rassure toi : tu n’es pas obligé·e d’en passer par là. D’après le site Runtastic, si tu fais une course assez intense pour perdre environ 500 calories, la post-combustion te permettra de gratter (seulement) entre 35 et 70 calories de plus… Sois l’équivalent d’une petite pomme.

Est-ce que ça vaut vraiment le coup de s’essouffler ? Chez ÀBLOCK!, on n’est pas convaincus.

©Shutterstock

Comment ça marche, en fait, la perte de poids ? C’est un peu comme l’offre et la demande, si tes dépenses énergétiques sont plus élevées que tes apports en calories, ton corps va se mettre à taper dans ses réserves.

Quand tu cours vite, tes muscles vont puiser dans ta réserve de glucide (le sucre). Quand tu cours à allure normale, c’est plutôt dans les lipides (la graisse) que ton organisme vient piocher. D’un coté il y a le sucre, donc, qui est une source d’énergie immédiate, qui se brûle rapidement. Un gramme de glucide équivaut à 4 calories.

De l’autre, tu as les graisses, une source de carburant plus stable et continue. Or un gramme de lipide, c’est 9 calories ! Donc, au finish, quand on court lentement, on brûle les graisses et on se sent moins fatigué…

Et en plus, courir lentement améliore la capacité d’apports sanguins dans les muscles et augmente le volume du cœur. Tout bénef, non ?

Ouverture ©Shutterstock

D'autres épisodes de "Les dessous du fitness"

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

Top 5 des articles les plus lus

D’autres actus en brèves…

Elisa De Santis : « Quand je joue au flag football, je deviens un chat sur le terrain. »

Quiz : Connaissez-vous bien le sport féminin ?

Aujourd’hui, le football se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin. Mais évidemment, avant ça, les footeuses sont loin d’avoir eu la vie facile. Certaines institutions ont tout de même soutenu ces filles qui voulaient juste faire ce qu’elles voulaient, ce qui a abouti à la création du premier championnat de France féminin de football FSFSF.

Lire plus »
Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

« Le sport pour vaincre ! » Comme un cri du cœur, le slogan de l’association Casiopeea résume parfaitement le projet de son Marathon Rose qui prendra la route en octobre : marcher côte à côte pour lutter contre la maladie durant le mois de sensibilisation nationale, Octobre Rose. ÀBLOCK ! soutient cet essentiel top départ…

Lire plus »
Marie Tabarly : « Naviguer avec un équipage féminin ne me branche pas plus que ça mais on est obligées d’en passer par là »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une histoire féminine de marathon, une voileuse qui prend le large (Marie Tabarly sur notre photo), une championne en reconstruction au micro de notre podcast, un nouveau mag à découvrir ou une pionnière de la navigation, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Ce seize pages sympa à lire – en mode « posterzine » – va « droit au but » pour mettre toutes les sportives sur le podium. De quoi être dans les starting-blocks pour son premier numéro et sa collecte participative. Nous, on adhère !

Lire plus »
Anaïs quemener

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une ambassadrice ÀBLOCK! qui rejoint l’aventure de notre média (la championne de marathon Anaïs Quemener sur notre photo), une experte en histoire du vêtement sportif, un ex-rugbyman qui conjugue son sport au féminin ou encore l’histoire des femmes haltérophiles, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Enjoy !

Lire plus »
Alice Finot : « Les jalousies, la prise de risque, ont été des moteurs de ma performance en athlétisme. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une navigatrice toujours sur le pont, une athlète qui se joue des obstacles (Alice Finot sur notre photo), un bodybuilder qui étudie la puissance du muscle ou encore la petite histoire de l’haltérophilie au féminin à l’heure des Mondiaux, découvrez le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Oriane Bertone, la femme araignée qui a trouvé sa voie

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Le ballon rond qui ne s’arrête pas de tourner, un retour sur les Mondiaux d’athlétisme, une lettre sur un avenir ÀBLOCK! pour le sport de haut niveau, une demoiselle araignée (Oriane Bertone sur notre photo), un show toulousain avec les meilleures triathlètes et une navigatrice on ne peut plus ÀBLOCK!, c’est le meilleur de la semaine.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Fanny Blankers-Koen

Il était une fois l’athlétisme… féminin

Les pistes n’ont pas toujours été ouvertes aux femmes, bien au contraire, les hommes ont longtemps cherché à les empêcher de courir, sauter ou lancer. Le tout, sous des prétextes esthétiques ou de santé. Comment ont-elles enfin pu revêtir leur short sans contrainte ? Petite histoire express de l’athlétisme conjugué au féminin.

Lire plus »
Marie-Amélie Le Fur

Journée Paralympique, Marie Amélie Le Fur en guest-star

Ce samedi 8 octobre, si on s’offrait une petite mise en bouche de Paris 2024 ? À moins de deux ans des JO, une Journée Paralympique s’installe place de la Bastille et mettra en avant des champions et championnes que rien n’arrête. L’athlète et présidente du Comité Paralympique et Sportif Français, Marie-Amélie Le Fur, y jouera les coachs, entre animations et autres démonstrations sportives et festives. On y va ?

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter