Rechercher

Eugénie Le Sommer5 infos pour briller devant les buts

Eugénie Le Sommer
À 31 ans, l’attaquante de l’Olympique Lyonnais devenait la meilleure buteuse de l’histoire des Bleues. Depuis, elle trace sa route balle aux pieds et continue de viser en pleine lucarne. La preuve en 5 actions.

Par Claire Bonnot

Publié le 27 septembre 2020 à 11h32, mis à jour le 21 septembre 2025 à 16h44

  1. S’imposer, même si on est la seule fille de l’équipe

« J’ai signé ma première licence à l’âge de 5 ans. A l’époque, sur les terrains, il y avait beaucoup moins de filles que maintenant. Jusqu’à 13 ans, j’étais d’ailleurs la seule dans mes équipes respectives ».

Ce qui veut dire que la petite Eugénie, haute comme trois pommes, commence le football en tapant dans le ballon rond au cours de matchs qu’elle dispute avec des garçons. Une passion sans doute transmise par sa mère, ancienne joueuse, qui tente pourtant de dissuader sa fille de tâter ce terrain…

À l’époque, le football féminin est encore mal perçu et soumis aux moqueries. Mais, pour Eugénie Le Sommer, l’attaque est la meilleure défense. Lorsqu’à 14 ans (âge auquel les équipes mixtes ne sont plus autorisées), elle rejoint l’équipe féminine du FC Lorient, inscrite dans un championnat de garçons, elle pulvérise tous les records : « Je ne pourrais même plus vous dire avec combien de buts elle avait fini. Elle était juste au-dessus ! », s’enthousiasmait sa coéquipière de l’époque Amandine Sevin dans Le Monde.

Aujourd’hui, Eugénie Le Sommer jouerait bien les « rôles modèles » pour pousser les gamines à la pratique, ainsi qu’elle l’expliquait dans Ouest-France : « J’ai envie d’être un modèle, non pas par fierté, mais parce que j’ai envie qu’une fille qui joue au foot ne pose plus la question de savoir si elle en a le droit. Elle a envie, elle peut. Et c’est pareil pour tous les sports féminins. »

Eugénie Le Sommer
©Facebook Eugénie Le Sommer

  2. Devenir une serial-buteuse

Son rêve de devenir professionnelle se réalise lorsqu’elle rejoint le Stade Briochin en Division 1, en 2007. Ni une ni deux, en seulement trois saisons, Eugénie Le Sommer se place meilleure joueuse et meilleure buteuse du championnat de France féminin de football : 19 réalisations en 22 matchs.

Pour couronner le tout, la fonceuse est aussi capitaine de son équipe. Elle a 20 ans et rêve toujours aussi grand. Un mental et une technique qui tapent dans l’œil de l’OL et du Paris-Saint-Germain.

Eugénie Le Sommer
©Facebook Eugénie Le Sommer

  3. Enchaîner les records avec l’OL

Celle qui choisit l’Olympique Lyonnais en 2010 enchaîne les records avec son équipe exceptionnelle, l’une des meilleures au monde.

Sa bio déroule des chiffres élogieux. En 2020, Miss Le Sommer compte à son actif, en équipe, 7 Ligues des champions, 8 Coupes de France et 10 Championnats de France. Et elle est la meilleure finisseuse de l’histoire de l’OL : 270 réalisations en 314 matchs. Gooooaaaal !

Eugénie Le Sommer
©Facebook Eugénie Le Sommer

  4. Devenir la meilleure buteuse de l’histoire des Bleues

82 buts marqués sous le maillot tricolore. Le 22 septembre 2020, suite à un doublé face à la Macédoine du Nord lors d’un match de qualification pour l’Euro 2022, Eugénie Le Sommer entre dans la légende, devenant la meilleure buteuse de l’histoire de l’équipe de France féminine.

Elle détrône Marinette Pichon aux 81 buts, record qui datait de 2006. Si Eugénie Le Sommer avait expliqué ne pas être « hantée » par ce record, tout le monde pressentait son sacre au sommet des Bleues, même si elle n’avait plus marqué avec l’équipe de France depuis octobre 2019… 

En 2023 et lors de son retour en équipe de France, grâce au nouveau sélectionneur Hervé Renard, elle ne déçoit pas. À l’issue du huitième de finale de la Coupe du Monde 2023 en Australie et en Nouvelle-Zélande, elle s’offre un doublé face au Maroc, faisant grimper le compter à 92 buts !

Eugénie Le Sommer
©Facebook Eugénie Le Sommer

  5. Être toujours ÀBLOCK!

Humble, bosseuse, esprit d’équipe au top – « C’est quelqu’un d’assez simple, de très agréable dans un collectif. On rêve toutes de jouer avec des coéquipières comme ça », exprimait la capitaine de l’OL, Wendie Renard, au site FootMercato – , Eugénie Le Sommer ne se repose jamais sur ses lauriers et reste ÀBLOCK! pour l’amour du sport, comme elle l’explique à Ouest-France :

« Oui, j’ai envie de battre des records. De continuer à inscrire mon nom dans l’Histoire, que ce soit avec l’Olympique Lyonnais ou l’équipe de France. Mais ce n’est pas inscrire mon nom pour inscrire mon nom. J’ai surtout envie d’être performante, de faire gagner l’équipe. En tout cas, quand je regarde derrière moi et que je vois les médailles, les trophées, les titres, c’est beau, et je me dis que ma carrière signifie beaucoup. »

Eugénie Le Sommer
©Facebook Eugénie Le Sommer

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

Top 5 des articles les plus lus

D’autres actus en brèves…

Elisa De Santis : « Quand je joue au flag football, je deviens un chat sur le terrain. »

Quiz : Connaissez-vous bien le sport féminin ?

Aujourd’hui, le football se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin. Mais évidemment, avant ça, les footeuses sont loin d’avoir eu la vie facile. Certaines institutions ont tout de même soutenu ces filles qui voulaient juste faire ce qu’elles voulaient, ce qui a abouti à la création du premier championnat de France féminin de football FSFSF.

Lire plus »
Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

« Le sport pour vaincre ! » Comme un cri du cœur, le slogan de l’association Casiopeea résume parfaitement le projet de son Marathon Rose qui prendra la route en octobre : marcher côte à côte pour lutter contre la maladie durant le mois de sensibilisation nationale, Octobre Rose. ÀBLOCK ! soutient cet essentiel top départ…

Lire plus »
Marie Tabarly : « Naviguer avec un équipage féminin ne me branche pas plus que ça mais on est obligées d’en passer par là »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une histoire féminine de marathon, une voileuse qui prend le large (Marie Tabarly sur notre photo), une championne en reconstruction au micro de notre podcast, un nouveau mag à découvrir ou une pionnière de la navigation, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Ce seize pages sympa à lire – en mode « posterzine » – va « droit au but » pour mettre toutes les sportives sur le podium. De quoi être dans les starting-blocks pour son premier numéro et sa collecte participative. Nous, on adhère !

Lire plus »
Anaïs quemener

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une ambassadrice ÀBLOCK! qui rejoint l’aventure de notre média (la championne de marathon Anaïs Quemener sur notre photo), une experte en histoire du vêtement sportif, un ex-rugbyman qui conjugue son sport au féminin ou encore l’histoire des femmes haltérophiles, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Enjoy !

Lire plus »
Alice Finot : « Les jalousies, la prise de risque, ont été des moteurs de ma performance en athlétisme. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une navigatrice toujours sur le pont, une athlète qui se joue des obstacles (Alice Finot sur notre photo), un bodybuilder qui étudie la puissance du muscle ou encore la petite histoire de l’haltérophilie au féminin à l’heure des Mondiaux, découvrez le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Oriane Bertone, la femme araignée qui a trouvé sa voie

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Le ballon rond qui ne s’arrête pas de tourner, un retour sur les Mondiaux d’athlétisme, une lettre sur un avenir ÀBLOCK! pour le sport de haut niveau, une demoiselle araignée (Oriane Bertone sur notre photo), un show toulousain avec les meilleures triathlètes et une navigatrice on ne peut plus ÀBLOCK!, c’est le meilleur de la semaine.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Il était une fois l’aviron… féminin

Il était une fois l’aviron… féminin

Jusqu’au 5 juin, rameuses et rameurs s’affrontent sur l’Allier. Vichy accueille les championnats de France bateaux longs pendant trois journées de compet’. Une occasion en or de revenir sur l’histoire des femmes dans l’aviron. Une histoire qui a débuté par des canotières à la réputation sulfureuse…

Lire plus »
Lénaïg Corson

Lénaïg Corson : « En rugby, certaines remarques sexistes sont affligeantes ! »

Elle trace sa route rugbystique sans se retourner, plaquant sans vergogne les préjugés misogynes qui collent encore trop souvent au maillot des filles mordues de ballon ovale. Du haut de son 1,85 m pour 85 kg, Lénaïg Corson est l’un des piliers de l’équipe de France de rugby à XV. Dans la vie comme sur le terrain, elle est cash et sans peur. Échanges puissants avec une joueuse qui en a sous les crampons.

Lire plus »
Julia Clair

Julia Clair : « Dans le saut à ski, ce qui me drive, c’est le plaisir de voler »

Elle pratique une discipline spectaculaire avec un flegme qui force le respect. Julia Clair, 26 ans, détient le record français de saut à ski féminin. Voler, rêve des humains depuis la nuit des temps, est sa spécialité, son atout, presque inné. Espérant décrocher une médaille aux prochains JO 2022, elle souhaite faire s’envoler la renommée de cette discipline féminine, trop peu médiatisée. Prenons le tremplin avec elle…

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter