Rechercher

Steffi Graf5 infos pour briller au filet

RG 1987
Alors que la finale dames de Roland-Garros vient de se jouer, ÀBLOCK! rend hommage à une sacrée nana du tennis. 22 titres du Grand Chelem, 5 en Masters et l’or olympique, c’est tout simplement une légende vivante. L’ancienne joueuse de tennis, Steffi Graf, reste dans les plus belles archives des courts. Dans le sport comme dans l’humanitaire, elle a trouvé sa place. Retour sur une love-story entre une joueuse et sa raquette en 5 infos.

Par Manon Gimet

Publié le 11 juin 2021 à 14h50, mis à jour le 21 septembre 2025 à 16h38

1. Être professionnelle à 13 ans

Son amour pour la raquette débute alors qu’elle est haute comme trois pommes. Elle n’a que 3 ans quand son père commence à lui apprendre les techniques du tennis dans la pièce principale de la maison, avec une raquette en bois. L’année suivante, la voilà déjà tapant dans la balle avec bonheur sur un court de tennis.

Steffi Graf est championne d’Allemagne minime en 1981. À seulement 12 ans, en 1982, elle remporte le championnat européen des 12-18 ans.

Sa carrière professionnelle, elle la débute à l’âge de 13 ans et devient alors la plus jeune joueuse à s’offrir un rang au classement mondial.

Elle dispute son premier tournoi professionnel la même année, mais elle perd contre une ancienne numéro 1 mondiale, Tracy Austin, qui doute des capacités de la jeune athlète.

Les deux années qui suivent vont la démentir :  Steffi Graf se perfectionne et adopte un jeu plus technique, ce qui lui permet de gravir les marches du  classement WTA jusqu’à se positionner au sixième rang mondial.

En représentant l’Allemagne de l’Est au Jeux Olympiques de Los Angeles, alors que le tennis y est présenté en démonstration, Steffi Graf se hisse sur la plus haute marche du podium. Sa carrière de tenniswoman est lancée.

2. Devenir numéro 1 mondiale

Steffi Graf, qui s’est très vite imposée parmi les meilleures joueuses de tennis mondial, entre dans une nouvelle dimension : elle occupe la place de numéro 1 et ne la lâche pas pendant neuf ans. C’est la joueuse ayant gardé le plus longtemps ce rang, soit 8 saisons et 377 semaines cumulées, dont 186 semaines consécutives.

Mieux, Steffi Graf est encore la seule femme à avoir fait partie du Top 2 mondial pendant dix années consécutives, entre 1987 et 1997. Elle est ÀBLOCK!

3. Gagner le Grand Chelem

L’année de son apogée ? 1988, certainement. Pour remporter le Grand Chelem au tennis, il faut gagner les quatre tournois majeurs du circuit international organisés par la Fédération Internationale de Tennis, dans la même année. Et ça, c’est dans ses cordes, et elle le prouve !

Elle qui était dans le Top 10 mondial, commence par remporter l’Open d’Australie se déroulant à Melbourne entre le mois de janvier et février. Elle enchaîne avec Roland-Garros où elle atomise son adversaire, Natasha Zvereva, en seulement 34 minutes et au terme d’un score de 6-0, 6-0. Vite plié.

Elle continue sur sa lancée en s’envolant pour Wimbledon où elle remporte la finale sur la spectaculaire surface en gazon. Enfin, Steffi Graf réalise l’exploit en remportant l’US Open début septembre de cette même année. Elle gagne les quatre titres du Grand Chelem !

Cette année-là, Steffi Graf remporte aussi son seul titre du Grand Chelem en double à Wimbledon, un titre olympique et des Masters. What a champion !

Steffi Graf et Andre Agassi qui deviendra son époux, en 2001, à Las Vegas. Ils ont deux enfants.

4. Être une guerrière avant tout

Celle que l’on surnommait Fraulein Forehand (Mademoiselle coup droit) porte bien son nom. Son arme d’attaque principale est son coup droit puissant. Elle en a fait tomber des têtes…!

On ne peut pas oublier son revers… tellement excellent qu’il est considéré comme l’un des meilleurs du circuit international.

Steffi Graf s’est forgée une condition physique proche de la perfection, elle est rapide comme l’éclair dans ses déplacements et a une puissance remarquable lors de ses services, un record à 170 Km/h, quand-même !

Même les blessures ne l’auront pas ralentie, sa carrière fut une belle succession de victoires, rien ni personne n’aurait pu arrêter LA Steffi Graf !

5. Créer une association pour les enfants victimes de violences

En 1998, Steffi Graf crée la fondation « Children For Tomorrow ».

« Depuis plus de vingt ans, ma fondation soutient la santé mentale des enfants et de leurs familles qui ont été touchés par les atrocités de la violence, de la guerre et de la persécution », explique l’ex-joueuse.

Entourée de médecins et de thérapeutes, elle propose un traitement psychothérapeutique à ces enfants pour les aider à venir à bout de leurs traumatismes.

Steffi Graf est aussi l’ambassadrice de l’ONGI (Organisation Non Gouvernementale Internationale) « World Wildlife Fund » (WWF) pour la protection de l’environnement et du développement durable.

Le 13 août 1999, elle annonce sa retraite sportive. Deux mois plus tôt, elle disputait son dernier Roland-Garros et souhaite alors rester sur une victoire.

Steffi Graf n’a plus la même « joie » de jouer, selon ses propres mots. Elle avait 30 ans et une nouvelle vie, davantage ouverte sur les autres, s’ouvrait à elle.

Roland Garros 1999, face à Martina Hingis, sixième et dernier sacre de Steffi Graf sur la terre battue parisienne.

D'autres épisodes de "Tennis : femmes sur court"

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

D’autres actus en brèves…

Elisa De Santis : « Quand je joue au flag football, je deviens un chat sur le terrain. »

Quiz : Connaissez-vous bien le sport féminin ?

Aujourd’hui, le football se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin. Mais évidemment, avant ça, les footeuses sont loin d’avoir eu la vie facile. Certaines institutions ont tout de même soutenu ces filles qui voulaient juste faire ce qu’elles voulaient, ce qui a abouti à la création du premier championnat de France féminin de football FSFSF.

Lire plus »
Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

« Le sport pour vaincre ! » Comme un cri du cœur, le slogan de l’association Casiopeea résume parfaitement le projet de son Marathon Rose qui prendra la route en octobre : marcher côte à côte pour lutter contre la maladie durant le mois de sensibilisation nationale, Octobre Rose. ÀBLOCK ! soutient cet essentiel top départ…

Lire plus »
Marie Tabarly : « Naviguer avec un équipage féminin ne me branche pas plus que ça mais on est obligées d’en passer par là »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une histoire féminine de marathon, une voileuse qui prend le large (Marie Tabarly sur notre photo), une championne en reconstruction au micro de notre podcast, un nouveau mag à découvrir ou une pionnière de la navigation, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Ce seize pages sympa à lire – en mode « posterzine » – va « droit au but » pour mettre toutes les sportives sur le podium. De quoi être dans les starting-blocks pour son premier numéro et sa collecte participative. Nous, on adhère !

Lire plus »
Anaïs quemener

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une ambassadrice ÀBLOCK! qui rejoint l’aventure de notre média (la championne de marathon Anaïs Quemener sur notre photo), une experte en histoire du vêtement sportif, un ex-rugbyman qui conjugue son sport au féminin ou encore l’histoire des femmes haltérophiles, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Enjoy !

Lire plus »
Alice Finot : « Les jalousies, la prise de risque, ont été des moteurs de ma performance en athlétisme. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une navigatrice toujours sur le pont, une athlète qui se joue des obstacles (Alice Finot sur notre photo), un bodybuilder qui étudie la puissance du muscle ou encore la petite histoire de l’haltérophilie au féminin à l’heure des Mondiaux, découvrez le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Oriane Bertone, la femme araignée qui a trouvé sa voie

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Le ballon rond qui ne s’arrête pas de tourner, un retour sur les Mondiaux d’athlétisme, une lettre sur un avenir ÀBLOCK! pour le sport de haut niveau, une demoiselle araignée (Oriane Bertone sur notre photo), un show toulousain avec les meilleures triathlètes et une navigatrice on ne peut plus ÀBLOCK!, c’est le meilleur de la semaine.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Mathilde Rivière : « Pour avoir ma place aux JO, j’ai galéré, mais je n’ai rien laissé passer ! »

Elle a bien failli ne pas voir Tokyo. Handicapée par une sévère blessure au dos, la triple championne de France de lutte a finalement décroché son billet, début mai, en Bulgarie, pour les Jeux Olympiques japonais. Une joie immense pour Mathilde Rivière qui nourrit désormais un seul et unique objectif : la médaille. Rencontre avec une fille qui ne se laisse pas facilement mettre au tapis.

Lire plus »
Julia : « Faire le Tour de France un jour avant les hommes était l’occasion de vivre une aventure à la fois humaine et sportive. »

Julia : « Faire le Tour de France un jour avant les hommes était l’occasion de vivre une aventure à la fois humaine et sportive. »

Elle s’est engagée dans un marathon à vélo de vingt-et-un jours et plus de 3 300 kilomètres ! Julia Favresse fait partie des neuf cyclistes retenues par l’association « Donnons des elles au vélo J-1 » pour parcourir les étapes du Tour de France un jour avant le peloton hommes. Un défi sportif XXL pour la Beauvaisienne dont l’ambition, à terme, est de développer le sport féminin dans les Hauts-de-France.

Lire plus »
Fanny Caspar

Fanny : « Quelques minutes sur des skis et c’est le bonheur infini… »

Le ski pour passion, la montagne comme inspiration, les femmes par conviction. Championne du monde junior et multi-championne de France de ski de bosses, membre de l’équipe de France de freestyle dès ses 15 ans, coach de l’équipe d’Australie, Fanny Caspar a eu plusieurs vies sur ses skis. Résiliente après deux genoux cassés et un arrêt brutal de sa carrière, la montagnarde partage désormais son expérience avec les autres femmes en les poussant à croire en elles via les sports de glisse. Témoignage survitaminé.

Lire plus »
Karolina Muchova

Karolina Muchova, c’est de la balle !

OK, elle vient de s’incliner face à Jennifer Brady, mais elle lui a donné du fil à retordre. Et nous, on l’aime bien cette tenniswoman, spécialiste des coups de théâtre. À l’Open d’Australie, Karolina Muchova, 27e mondiale au classement WTA, a réussi à mettre la N°1 mondiale, Ashleigh Barty, au tapis. Le monde du tennis est de plus en plus séduit par la Tchèque de 24 ans, elle qui s’est offert sa première demi-finale en Grand Chelem et sa deuxième victoire contre une joueuse du top 5. Portrait d’une fille qui nous a pris de court.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter