Rechercher

Martina Navratilova5 infos pour briller avec une raquette

Martina Navratilova 5 infos pour briller avec une raquette
Elle vient de fêter ses 65 ans. Et alors ? Et alors, tout est bon pour revenir sur l'exceptionnelle carrière de la tête d’affiche du tennis féminin mondial des eighties. Retour en 5 infos sur la reine des courts au revers puissant.

Par Manon Gimet

Publié le 29 octobre 2021 à 10h07, mis à jour le 21 septembre 2025 à 16h36

1. Partir s’entraîner aux États-Unis

À 18 ans, elle était déjà une joueuse prodige du tennis, un espoir tchécoslovaque de la raquette, qui a remporté haut la main, à l’âge de 15 ans, le championnat national de tennis de son pays. Mais Martina Navratilova, née en 1956 à Prague, ne voit pas d’autre solution que de fuir.

Nous sommes en 1975 et la Tchécoslovaquie, alors communiste, lui refuse l’accès aux plus grands tournois, entendez par là, aux tournois américains.

« Ma fédération ne voulait pas me laisser partir jouer aux États-Unis, où se déroulaient alors 90 % des tournois, ce qui signifiait que je n’allais pas pouvoir poursuivre ma carrière », explique Martina Navratilova dans une interview alors qu’elle part s’installer aux USA.

Elle sera déchue de sa citoyenneté, mais signera l’un des plus beaux palmarès de l’histoire du tennis.

En 2008, Martina Navratilova récupérera la nationalité tchèque. Elle a aujourd’hui la double nationalité, demeurant Américaine.

2. Détenir des records en simple et en double

Lorsque l’on parle de Martina Navratilova, on ne compte plus le nombre de victoires… Des records de titres en simple, 167, et en double, 177. Sans oublier son maintien au 1er rang mondial pendant cinq années consécutives (1982-1986) pendant lesquelles elle remporte 428 matchs sur 442 en simple.

En double, elle manie la raquette comme personne. Avec sa partenaire, Pam Shriver, elle détient l’un des palmarès les plus impressionnants : 109 matchs consécutifs remportés dont le Grand Chelem (gagner les quatre tournois majeurs la même année, Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon, Us Open) en 1984.

Martina Navratilova est la troisième joueuse de l’histoire (avec Doris Hart et Margaret Smith Court) à remporter les quatre tournois du Grand Chelem en simple, en double et en mixte.

3. Avoir une âme de militante

Martina Navratilova s’est toujours engagée pour des causes qui lui tiennent à cœur, en particulier pour les droits des communautés LGBT.

En juillet 1981, elle est poussée à faire son coming out à la suite d’un article de presse. Elle disait en privé : « Si je dis que je suis gay et que j’en parle ouvertement, cela pourrait créer des dommages au circuit féminin. » Elle n’a pourtant pas le choix. Et perd son sponsor…

En 2000, elle reçoit le prix national de l’égalité de la Human Rights Campaign, groupe de défense et le lobby le plus important en matière de droits des personnes LGBT aux États-Unis.

Elle fait également partie d’organismes pour la défense des animaux ou portant assistance aux enfants en difficultés.

En 1974, elle créé sa fondation pour soutenir les jeunes sportives, les inspirer et les aider à développer leur potentiel, la Women’s Sports foundation.

4. Passer librement des courts de tennis à la bibliothèque

Lorsqu’elle ne joue pas, Martina Navratilova se raconte. À commencer par son tennis : en 1982, alors au sommet, elle publie un manuel d’instructions pour mieux briller sur les courts, « Mon tennis à votre service », co-écrit avec une autre joueuse, l’Américaine Mary Carillo.

Puis, elle écrit sur sa vie : en 1985, elle publie une autobiographie avec George Vecsey, un chroniqueur sportif du New York Times, intitulée « Being Myself ».

L’écriture la démange et elle décide de prendre la plume pour signer trois romans policiers avec la romancière Liz Nickles : « The Total Zone », « Breaking Point » et « Killer Instinct ».

5. Devenir entraîneure

Après avoir raccroché sa raquette, en 2006, Martina Navratilova retrouve les terrains en 2014, mais cette fois-ci côté coulisses. La polonaise Agnieszka Radwanska s’offre les services de la légende vivante du tennis féminin. Navratilova, 58 ans, travaillera ainsi avec Tomasz Wiktorowski, l’entraîneur historique de Radwanska.

« Je n’ai pas bien dormi hier car j’ai pensé au fait que j’allais devoir me remettre en mode compétition, confie Martina Navratilova après avoir accepté le challenge. Mais je suis excitée à l’idée de rejoindre le staff d’Agnieszka. Ce sera un défi sympa. »

L’expérience ne durera qu’un an, la reine des courts préférant dès lors assister aux matches en spectatrice.

Depuis, elle ne se lasse pas de partager ses ressentis. Le mois dernier, elle se disait impressionnée par Emma Raducanu en suivant le match des huitièmes de finale de l’US Open de la joueuse Britannique contre l’Américaine Shelby Rogers. « Sa technique est impeccable. Son QI de tennis est extrêmement élevé. Et la pondération émotionnelle qu’elle a, c’est vraiment difficile à trouver. Donc, elle possède vraiment le package complet. »

À l’image d’une certaine Navratilova…

D'autres épisodes de "Tennis : femmes sur court"

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

Top 5 des articles les plus lus

D’autres actus en brèves…

Elisa De Santis : « Quand je joue au flag football, je deviens un chat sur le terrain. »

Quiz : Connaissez-vous bien le sport féminin ?

Aujourd’hui, le football se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin. Mais évidemment, avant ça, les footeuses sont loin d’avoir eu la vie facile. Certaines institutions ont tout de même soutenu ces filles qui voulaient juste faire ce qu’elles voulaient, ce qui a abouti à la création du premier championnat de France féminin de football FSFSF.

Lire plus »
Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

« Le sport pour vaincre ! » Comme un cri du cœur, le slogan de l’association Casiopeea résume parfaitement le projet de son Marathon Rose qui prendra la route en octobre : marcher côte à côte pour lutter contre la maladie durant le mois de sensibilisation nationale, Octobre Rose. ÀBLOCK ! soutient cet essentiel top départ…

Lire plus »
Marie Tabarly : « Naviguer avec un équipage féminin ne me branche pas plus que ça mais on est obligées d’en passer par là »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une histoire féminine de marathon, une voileuse qui prend le large (Marie Tabarly sur notre photo), une championne en reconstruction au micro de notre podcast, un nouveau mag à découvrir ou une pionnière de la navigation, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Ce seize pages sympa à lire – en mode « posterzine » – va « droit au but » pour mettre toutes les sportives sur le podium. De quoi être dans les starting-blocks pour son premier numéro et sa collecte participative. Nous, on adhère !

Lire plus »
Anaïs quemener

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une ambassadrice ÀBLOCK! qui rejoint l’aventure de notre média (la championne de marathon Anaïs Quemener sur notre photo), une experte en histoire du vêtement sportif, un ex-rugbyman qui conjugue son sport au féminin ou encore l’histoire des femmes haltérophiles, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Enjoy !

Lire plus »
Alice Finot : « Les jalousies, la prise de risque, ont été des moteurs de ma performance en athlétisme. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une navigatrice toujours sur le pont, une athlète qui se joue des obstacles (Alice Finot sur notre photo), un bodybuilder qui étudie la puissance du muscle ou encore la petite histoire de l’haltérophilie au féminin à l’heure des Mondiaux, découvrez le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Oriane Bertone, la femme araignée qui a trouvé sa voie

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Le ballon rond qui ne s’arrête pas de tourner, un retour sur les Mondiaux d’athlétisme, une lettre sur un avenir ÀBLOCK! pour le sport de haut niveau, une demoiselle araignée (Oriane Bertone sur notre photo), un show toulousain avec les meilleures triathlètes et une navigatrice on ne peut plus ÀBLOCK!, c’est le meilleur de la semaine.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

L'épaulé-jeté ? Cékoiça ?

L’épaulé-jeté ? Cékoiça ?

Les pratiquant.e.s d’haltérophilie et de CrossFit le connaissent bien. Mais, pour les néophytes, ce mouvement est difficile à imaginer. C’est quoi, à votre avis ? Les sportifs et sportives, les coachs, ont leur langage, selon les disciplines qui, elles aussi, sont régies par des codes. Place à notre petit lexique pratique, le dico « Coach Vocab ».

Lire plus »
Charlotte Cagigos : « En hockey, si nous voulons performer, nous sommes contraintes de nous entraîner avec les garçons. »

Le Maxi Best-of ÀBLOCK! des dernières semaines

Fêtes de fin d’année ou pas, on est restés ÀBLOCK! Des récap’ de l’année 2022 comme s’il en pleuvait, des initiatives #ablockensemble, des questionnaires sportifs en vidéo, des paroles de photographe, des rencontres ébouriffantes… Voici le Maxi Best-of spécial rattrapage !

Lire plus »
Laetitia Blot

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Un sport de combat explosif et de plus en plus féminin, le MMA est dans la place sur ÀBLOCK! avec quelques guerrières en cage (comme Laetitia Blot sur notre photo) qui s’expriment comme elles se battent, mais aussi une boxeuse sous les projecteurs de notre questionnaire sportif et une campagne digitale pour le mouvement de la paix par le sport, c’est le menu de la semaine, enjoy !

Lire plus »
Rikako Ikee

Rikako Ikee, la nageuse qui ne veut jamais perdre, même contre la maladie…

Elle a seulement 20 ans, mais entame déjà sa deuxième vie. Rikako Ikee, grand espoir de la natation japonaise, a bien failli ne pas participer aux prochains JO de Tokyo. Atteinte d’une leucémie diagnostiquée en février 2019, la sextuple médaillée d’or des Jeux Asiatiques de 2018 a dû batailler dix longs mois contre la maladie avant de revenir au premier plan. Portrait d’une battante.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter