Rechercher

Justine Henin5 infos pour briller raquette en main

Justine Henin, 5 infos pour dominer raquette en main
À l'heure où débute l'Open de Melbourne, c'est le moment de sortir la raquette du placard. Retour en 5 étapes clés de la carrière de la Belge Justine Henin, ex-N°1 mondiale qui a bien connu le tournoi australien qu'elle commente désormais sur Eurosport.

Par Alexandre Hozé

Publié le 16 janvier 2022 à 16h55, mis à jour le 21 septembre 2025 à 16h34

1. Ne pas avoir de temps à perdre pour arriver au top

L’affaire a été pliée en cinq ans. Cinq saisons pour asseoir sa domination sur le circuit féminin. 

Mais avant de devenir l’une des, si ce n’est LA plus grande tenniswoman des années 2000, Justine Henin a bluffé son monde. Elle est haute comme trois pommes et tape dans la balle avec une maîtrise étonnante alors qu’elle n’a pas encore 5 ans.

Dès ses 5 ans, donc, elle se met au tennis et fait preuve d’une précocité physique et technique incroyables. À seulement 6 ans et demi, elle commence les compétitions. Et ça fait mal. 

Sa montée en puissance est rapide et va être accompagnée de près par Carlos Rodriguez. Ce coach comprend l’ampleur du phénomène et prend en charge la jeune championne de 14 ans. Une collaboration qui ne s’arrêtera qu’à la fin de la carrière de celle qui deviendra une star des courts. 

Carlos Rodriguez va booster la progression de la joueuse qui devient championne de Belgique cadet. 

Son avenir de joueuse pro s’annonce tout tracé mais le décès de sa mère va la plonger dans une sombre période. Avant de revenir plus déterminée encore sur le circuit, notamment à Paris où elle sera la première junior belge à remporter Roland-Garros, annonçant la couleur d’une carrière éblouissante. 

En 1999, elle fait son entrée dans le circuit WTA. Son début de carrière professionnelle est marquée par plusieurs exploits contre des joueuses bien mieux classées qu’elle.

Justine Hénin est de tous les tournois, ce qui la fait progresser rapidement au classement mondial. 

Lors de la saison de 2002, Justine Henin va jusqu’en demi-finale de Wimbledon et obtient la cinquième place mondiale, mais elle est loin d’être satisfaite. Et d’adapter sa préparation pour une année 2003 qu’elle veut flamboyante.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ce sera sacrément efficace. 

©Wikipedia Commons

2. Dominer outrageusement le circuit

De 2003 à 2008, Justine Henin remporte sept tournois du Grand Chelem, une médaille d’or olympique, et obtient la première place mondiale qu’elle conservera jusqu’au bout avec assiduité. 

Sa surface de prédilection est la terre battue, la compétition parisienne lui réussit. Sa carrière le confirme. 

Elle est aussi la meilleure joueuse du milieu des années 2000. Elle finit 2003 en remportant l’US Open et en obtenant la première place du classement WTA. Une belle année. 

2004 commence très bien également, avec un troisième tournoi du Grand Chelem qui tombe dans sa besace. Le reste de l’année est marqué par des problèmes de santé et des blessures, aléas récurrents dans la carrière de miss Henin. 

Pour autant, elle ne lâche rien et remporte une deuxième fois Roland-Garros, prouvant à tout le monde qu’elle est de retour au meilleur niveau. Sa victoire aux Jeux Olympiques d’Athènes ne fait que confirmer sa domination du tennis mondial. 

Sur les quatre saisons suivantes, elle gagne trois autres tournois du Grand Chelem, dont deux autres fois Roland-Garros. Elle conserve également presque sans partage la première place mondiale, portant jusqu’à 117 semaines le temps passé sur le trône du tennis féminin. 

Son niveau de jeu est impressionnant, d’où la surprise générale lorsqu’elle annonce sa retraite en mai 2008. C’est d’ailleurs la première fois depuis la création des classements ATP et WTA qu’un ou une joueuse N°1 mondial.e stoppe sa carrière alors qu’il ou elle est au sommet. 

3. Faire un come-back et réussir sa reconversion

Sa retraite sportive était prématurée pour beaucoup. Après deux ans de pause, Justine Henin, elle aussi, le comprend et prépare son retour pour le début de la saison 2010. Elle n’est plus la N°1 d’antan, mais reste une joueuse d’exception.

Malheureusement, les blessures rattrapent la joueuse, et un coude fragilisé suite à une chute sur le gazon de Wimbledon -qu’elle ne remportera donc jamais – la contraint à stopper sa carrière sur avis médical, de manière définitive cette fois-ci. Nous sommes le 21 janvier 2011.

Même si la fin aurait pu être plus belle, le monde du tennis a pu admirer une dernière fois l’une des plus grandes joueuses de l’Histoire sur le terrain et son revers légendaire. 

La fin de sa carrière ne signe pas pour autant la fin de son investissement dans le tennis. 

Elle prend en effet la direction de son club créé en 2007, la Justine Henin Academy. Ce n’est pas un centre de formation pour des futures joueuses et joueurs professionnels, mais un lieu accessible pour toutes et tous : « J’ai une vision plus accessible, pour tous les niveaux. Ceux qui espèrent passer pros comme ceux qui viennent se détendre après le travail. J’ai beaucoup de respect pour les clubs amateurs. Sans eux, je n’aurais pas eu cette carrière », confie-t-elle. 

©Wikipedia Commons

4. S’investir pour de belles causes

Justine Henin n’a pas attendu la fin de sa carrière pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Dès 2004, elle crée l’association “Les 20 cœurs de Justine” afin de soutenir les enfants victimes de maladies graves et leurs familles, financièrement, mais aussi en proposant des vacances thérapeutiques. 

Un investissement personnel pour une vie qui a du sens. En 2008, elle fonde une deuxième association, “Justine For Kids”, qui a pour projet de construire une maison de répit, de repos, pour les enfants malades et leurs proches.

Elle propose également des activités pour les jeunes : “Quand j’ai vu ces enfants sourire, retrouver leur insouciance… j’ai fini plus que la gorge serrée », témoigne la championne.

5. Vivre sa nouvelle vie à 200 %

Se reconvertir, c’est aussi se faire plaisir. Justine Henin s’offre quelques expériences comme actrice, notamment dans un épisode de la série Plus Belle La Vie. 

La championne s’investie aussi au sein du staff d’Elina Svitolina, numéro 21 mondiale en 2016. Depuis cette expérience, Justine ne s’est plus engagée auprès d’une joueuse professionnelle, mais il ne serait pas surprenant de la voir suivre le chemin d’une de ses anciennes adversaires, Amélie Mauresmo qui avait coaché le britannique Andy Murray et l‘équipe de France féminine lors de la Fed Cup. 

Plus récemment, c’est en tant que consultante que Justine Henin fait parler d’elle. Elle commente ainsi les épreuves de tennis des Jeux Olympiques de Tokyo, en 2021, pour Eurosport. Eurosport où l’on pourra de nouveau entendre son expertise lors de cet open d’Australie 2022.

Justine Henin démontre ainsi qu’une retraite, même jeune, ne signifie pas ennui et inactivité. Et qu’il peut y avoir une vie après le sport.

Ouverture ©Justine Henin Academy

D'autres épisodes de "Tennis : femmes sur court"

Soutenez ÀBLOCK!

Aidez-nous à faire bouger les lignes !

ÀBLOCK! est un média indépendant qui, depuis plus d’1 an, met les femmes dans les starting-blocks. Pour pouvoir continuer à produire un journalisme de qualité, inédit et généreux, il a besoin de soutien financier.

Pour nous laisser le temps de grandir, votre aide est précieuse. Un don, même petit, c’est faire partie du game, comme on dit.

Soyons ÀBLOCK! ensemble ! 🙏

Abonnez-vous à la newsletter mensuelle

Top 5 des articles les plus lus

D’autres actus en brèves…

Elisa De Santis : « Quand je joue au flag football, je deviens un chat sur le terrain. »

Quiz : Connaissez-vous bien le sport féminin ?

Aujourd’hui, le football se conjugue aussi bien au féminin qu’au masculin. Mais évidemment, avant ça, les footeuses sont loin d’avoir eu la vie facile. Certaines institutions ont tout de même soutenu ces filles qui voulaient juste faire ce qu’elles voulaient, ce qui a abouti à la création du premier championnat de France féminin de football FSFSF.

Lire plus »
Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

Marathon Rose, les femmes en marche contre le cancer du sein

« Le sport pour vaincre ! » Comme un cri du cœur, le slogan de l’association Casiopeea résume parfaitement le projet de son Marathon Rose qui prendra la route en octobre : marcher côte à côte pour lutter contre la maladie durant le mois de sensibilisation nationale, Octobre Rose. ÀBLOCK ! soutient cet essentiel top départ…

Lire plus »
Marie Tabarly : « Naviguer avec un équipage féminin ne me branche pas plus que ça mais on est obligées d’en passer par là »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une histoire féminine de marathon, une voileuse qui prend le large (Marie Tabarly sur notre photo), une championne en reconstruction au micro de notre podcast, un nouveau mag à découvrir ou une pionnière de la navigation, c’est le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Badass, le nouveau mag carrément ÀBLOCK!

Ce seize pages sympa à lire – en mode « posterzine » – va « droit au but » pour mettre toutes les sportives sur le podium. De quoi être dans les starting-blocks pour son premier numéro et sa collecte participative. Nous, on adhère !

Lire plus »
Anaïs quemener

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une ambassadrice ÀBLOCK! qui rejoint l’aventure de notre média (la championne de marathon Anaïs Quemener sur notre photo), une experte en histoire du vêtement sportif, un ex-rugbyman qui conjugue son sport au féminin ou encore l’histoire des femmes haltérophiles, c’est le meilleur d’ÀBLOCK! Enjoy !

Lire plus »
Alice Finot : « Les jalousies, la prise de risque, ont été des moteurs de ma performance en athlétisme. »

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Une navigatrice toujours sur le pont, une athlète qui se joue des obstacles (Alice Finot sur notre photo), un bodybuilder qui étudie la puissance du muscle ou encore la petite histoire de l’haltérophilie au féminin à l’heure des Mondiaux, découvrez le meilleur d’ÀBLOCK!

Lire plus »
Oriane Bertone, la femme araignée qui a trouvé sa voie

Le Best-of ÀBLOCK! de la semaine

Le ballon rond qui ne s’arrête pas de tourner, un retour sur les Mondiaux d’athlétisme, une lettre sur un avenir ÀBLOCK! pour le sport de haut niveau, une demoiselle araignée (Oriane Bertone sur notre photo), un show toulousain avec les meilleures triathlètes et une navigatrice on ne peut plus ÀBLOCK!, c’est le meilleur de la semaine.

Lire plus »

Vous aimerez aussi…

Cecilia Berder

Le questionnaire sportif de… Cécilia Berder

Elle vient de remporter le Trophée Sabre 2021, épreuve de reprise de la compétition organisée par la Fédération française d’escrime. La Quimpéroise Cécilia Berder, Championne du monde 2018, qualifiée pour les JO de Tokyo, s’est soumise au Questionnaire de Proust version ÀBLOCK! Et ça donne ça…

Lire plus »
Nita Korhonen

Nita Korhonen, en pole position pour féminiser la moto

Elle milite avec en ligne de mire la mixité dans son sport. Née quasiment sur l’asphalte d’un circuit, Nita Korhonen, motarde et fière de l’être, s’emploie à féminiser le milieu de la moto via ses fonctions au sein de la Fédération Internationale de Motorcyclisme (FIM). Portrait d’une incorrigible bikeuse.

Lire plus »
Senda Berenson, celle qui a conjugué le basket au féminin

Senda Berenson, celle qui a conjugué le basket au féminin

Longtemps réfractaire à l’éducation physique, Senda Berenson s’est servie du sport pour renforcer sa constitution fragile. Devenue professeure de sport à Boston, elle s’est mise en tête d’y convertir ses élèves en les initiant à une discipline toute jeune, le basketball. Retour sur le parcours d’une pionnière qui a su saisir la balle au bond.

Lire plus »
Kon Hiyori

Kon Hiyori, la little miss Sumo qui lutte pour la cause féminine

Elle a été élue l’une des femmes les plus inspirantes et influentes de la planète par la BBC. Lutteuse de sumo japonaise, connue pour défendre le droit des femmes à concourir professionnellement au Japon, Kon Hiyori est une force de la nature, déterminée à faire bouger les solides traditions de cette discipline ancestrale. Portrait.

Lire plus »
Une georgette ? Cékoiça ?

Une Georgette ? Cékoiça ?

En selle, cavaliers ! Notre petit lexique pratique pour mieux comprendre le langage des coachs s’offre une échappée dans l’univers de l’équitation. Et je demande le G…comme Georgette.

Lire plus »

Recherche

Soyez ÀBLOCK!

Abonnez-vous à la newsletter